Lundi soir, la semaine passée, je suis allée voir Gotan Project, spécialistes du tango electronico (con el acento español por favor).
C’est un groupe qui « fait » de la musique qui lie les airs de tango (Gotan = tango en verlan aussi bien utilisé en France qu’en Argentine), Milonga ou Chacarera (genre musicaux argentins) très instrumentaux aux rythmes électro.

Deux DJ’s (français et suisse) se joignent à un guitariste chanteur (argentin), la base du groupe. Puis viennent une chanteuse (catalane), des violonistes (dont une danoise), un violoncelliste, un percussioniste, un pianiste et un joueur de bandonéon (argentins) (bandonéon = sorte d’accordéon pour les curieux).
Premier succès en 2001 avec le premier album... cette année en avril, ils sortent « Lunàtico », album hommage à Carlos Gardel (chanteur de tango argentin né au siècle dernier à Toulouse !! si si, je vous jure)
Ces petites infos étant posées… voici ma soirée :)
A la sortie du boulot, Bruja et moi nous retrouvons en ville pour grignoter viteuf devant un petit verre de vin… On a trouvé un bar qui risque de devenir notre QG rapidement. Les serveurs sont sympas, l’ambiance agréable, la lumière tamisée et les sièges confortables : un petit paradis pour se poser et se détendre après une dure journée passée à bosser.
On ne voit pas l’heure passer et nous filons vite vers la Halle aux Grains retrouver T (collègue de boulot, toujours prêt pour sortir… lui aussi). On le croise en route, nous arrivons puis nous installons dans les hauteurs de la mythique salle Toulousaine. Nous nous trouvons sur le côté gauche de la scène, quasiment au dessus… très bonne surprise que d’être là.
21h30, le concert commence… tout est blanc : il y a un grand écran derrière la scène, le piano noir est recouvert d’un drap blanc, le sol ainsi que le dos de la table de mixage sont blancs. C’est étrange sachant que les trois membres du groupe posent la plupart du temps en costume noir et chapeau à la façon argentine.
Puis ils arrivent, tous de blanc vêtus, nous saluent, expliquent que l’album est dédié à Carlos Gardel et commencent à jouer… des images de danseurs de tango défilent sur la totalité de la scène et se reflètent partout. Voilà l’explication du blanc omniprésent.
Durant tout le concert, de multiples paysages argentins et des tonnes de couleurs vont faire vibrer la scène et le public, le tout sur des rythmes endiablés. Leur dernier album est truffé d’invités, ne pouvant être là avec le groupe, leurs parties sont diffusées sur l’écran et tout s’enchaîne sans problème. Les bonnes surprises du concert ont été la voix magnifique, très nostalgique de Cristina Villalonga la chanteuse Catalane, la découverte du bandonéon et de sa musique entraînante, les rappeurs de Koxmoz sur « Mi confesion » (et pourtant le rap est loin d’être ma tasse de thé).
J’ai beaucoup apprécié la soirée, je ne suis pas une fan du groupe mais j’ai aimé la mise en scène de ce concert qui était autant à regarder qu’à écouter. Je ne regrette qu’une chose, l’absence de danseurs car même si c’est électronique ce sont quand même des airs de Tango qui ont bercés nos oreilles durant près de 2h…