... je demande les parents…
Je voulais vous parler de moi, finalement, je vais vous parler d’eux parce que hier soir à minuit, j’ai eu un fou rire à cause ou plutôt grâce à eux.
Comme je vous l’ai déjà raconté, mes parents sont partis pour Saint Domingue (République Dominicaine) la semaine dernière et leur séjour se terminait hier. Avant de partir là bas, ils me préviennent qu’ils rentrent le jeudi (soit hier) à 14h30 (sous entendu, ce serait sympa de venir nous chercher…) et qu’ils repartent le soir par le train.
Jusque là tout va bien.
Je pose mon après midi et prévoit de partir directement du boulot. A 14h, message de mon père : ils ont raté la correspondance à Charles De Gaulle. Ils cherchent un moyen de rentrer dans le sud. Ils récupèrent leurs bagages et changent d’aéroport parce qu'ils doivent prendre l’avion à Orly. Du coup, je suis restée bosser et j'ai récupéré ma demi journée même si je pars tôt (faut pas abuser non plus, je fais assez d'heures sup').
A 16h, ils me préviennent qu’ils débarquent sur Toulouse une heure et demi plus tard à peu près… ça tombe bien, c’est pile l’heure des sorties de bureau, donc l'heure de kilomètres de bouchons.
Je suis dans les temps à l’aéroport, tous leurs potes (ils sont partis en groupe) sont jaloux de voir qu’ils ont une fille si jolie et adorable :-))) (là c’était pour l’égocentrisme qui manquait à ce mail , j'avais dit que je parlerai de moi :-p )
Mais non, rolala, ils étaient jaloux parce que mes parents avaient un chauffeur alors qu'eux devaient se débrouiller tous seuls. Bref, nous sommes partis et je leur ai fait un peu visiter la ville à la tombée de la nuit. Vu qu’il y avait des bouchons partout et que j’aime pas trop patienter en voiture, j’ai pris tous les chemins qui me paraissaient dégagés.
On est arrivés pas trop tard chez moi. On se pose, papote de leur voyage, je déballe le cadeau (oué, j’ai eu un cadeau mais je dirais pas ce que c’est parce que ma jolie-sœur va avoir presque le même, chuuuuut, c‘est un secret), je leur prépare un petit casse croûte pour dans le train et nous voilà encore sur la route.
A la gare, on cherche le bon quai et là, bien sûr, c’est la misère. J’avais oublié qu’il y avait grève… on cherche une solution, il y a un train d’indiqué à 21h20. Enfin, un train, pas vraiment, un bus plutôt. On se renseigne, il part de la gare routière dans 2h. On se rend là bas pour voir où est ce qu’il devront aller puis ils s’installent sur un banc et décident d’attendre patiemment là… Autant vous dire que je ne faisais pas la fière de les abandonner là, mon papa et ma maman, sur un banc, seuls, dans le froid entourés de leurs valises. J’étais mortifiée, ça faisait fille indigne alors que j’habite à 10min de là mais ils souriaient et m’ont dit de ne pas me tracasser.
Ma soirée a alors été ponctuée des coups de fil de ma mère.
- T’es rentrée, t’as pas eu de PV ?
- Le bus est arrivé, on est dedans
- Ça y est on part, tu te rends compte on est à l’heure
Puis une demi heure plus tard, un nouvel appel... ma mère encore. Je lui demande où ils sont et elle me répond qu’en fait, ils sont arrêtés au bord de la route parce qu'un pneu a éclaté. Ils doivent attendre d'être dépannés, quelle poisse.
J’appelle ma mère à 23h30, pour savoir un peu l’évolution de la situation :
- Coucou, je vais pas tarder à me coucher comment va ?
- Ben on arrive au péage
Jusque là, j’ai compatis mais j’ai pas pu me retenir d’exploser de rire. En fait, le péage (celui de l’autoroute qui va chez mes parents) est à environ 70kms de Toulouse et ils ont mis deux heures pour y arriver. Le pompon c’est qu’il y avait deux bus qui partaient pour la maison et qu’ils ont pris le plus rapide car il faisait moins d’arrêts :-))))
J’ai appris qu’ils avaient attendus ¾ d’heure derrière les glissières de sécurité de la double voie car ils n’avaient pas le droit de rester dans le bus, que le second bus (le plus lent) s’était arrêté mais il n’avait pas eu le droit de les embarquer à son bord car son terminus avait changé, le chauffeur avait reçu des ordres...
Juste avant de raccrocher, j’ai entendu mon père qui disait qu’ils laisseraient les valises en bas et qu'ils feraient attention en montant se coucher de ne pas tomber dans les escaliers :-)
J’ai eu des nouvelles aujourd’hui, il n’y a pas eu d’autre imprévu, ils sont arrivés à 1h30 (au lieu de 22h30 s'il n'y avait pas eu grève), un de mes oncles a été les chercher et ils se sont couchés sans encombre à 3h du mat’. Ça faisait plus de 30 heures qu’ils s’étaient levés, ils n’ont pas dû avoir besoin de compter les moutons…
Je pense qu'ils se souviendront de ce retour mouvementé... En repensant à hier soir, j’en souris encore (je sais c'est mal :-) )
Bon week end