Voilà, je peux le dire… j’y étais et c’était très bien…
Ben Harper & the Innocent Criminals m’ont faite planer durant plus deux heures… bien sûr, dimanche, j’ai eu un mal de tête monstrueux puisque l’aspect planant n’était pas seulement dû à la musique mais à la faune environnante. Bref, n’étant pas fumeuse du tout, j’ai eu un peu de mal à évacuer tout ça mais pour le reste… Je ne dirais qu’un seul mot : génial.
Ma journée de samedi a commencé comme le reste de la semaine : mal. Je me suis levée tôt puisqu’un voisin a décidé de jouer de la tronçonneuse dès 8h… à 9h, n’en pouvant plus, je me suis levée. Pas de très bonne humeur, vous vous en doutez…
A 10h le téléphone sonne, c’était ma Célinou… chouette, elle devait m’appeler quand elle serait sur le point de prendre le train pour me rejoindre. Oups, changement de programme, elle ne vient plus pour le concert. Bref, je me retrouve seule avec une place à revendre…
J’ai passé une annonce sur le net, le premier appel a gagné une place pour le concert de Ben et j’arrive même à refiler celle en trop de la copine d’un copain. A 16h, débarrassée de mon petit fardeau, je vais me jeter dans les magasins pour éliminer ce petit air de frustration qui semble s’installer au dessus de ma tête lentement mais très très sûrement…
Syvile me retrouve au rayon CD que je suis en train de dévaliser puis s’en suit le rayon bouquin et au final on s’arrête boire un verre à la terrasse d’un petit café pour papoter un peu avant que je parte.
J’ai pris un milkshake au fruits frais et hummmmmmmmmmmmmmmm, c’était un vrai délice. Je suis rentrée pour rejoindre Psssssssst et sa chérie. On est parti pour le Zénith en prenant un chemin un peu détourné… l’essentiel est qu’on soit arrivés et à l’heure. Heureux comme des gamins devant une boite de bonbons, on est entré. Equipés de boules Quiès (que je serais la seule à utiliser… pas la peine d’ajouter sifflement dans les oreilles au mal de tête), nous voilà installés dans les tribunes en attendant que Finou et Tonio nous retrouvent.
A 20h, Piers Faccini entre en scène… juste son nom écrit en gros sur le grand écran derrière lui, le même dessin aux quatres coins, le tout dans des couleurs automnales. Il se pose tranquillement avec sa guitare, au milieu de tous les instruments de BH&IC déjà installés, il nous cause un peu en français puis commence… Une voix douce comme je les aime, des mélodies plutôt mélancoliques, on patiente gentiment en attendant la suite.
Puis les lumières se rallument, le temps se fait long, on dirait bien que Ben Harper se fait attendre. Comme pour montrer que l’ambiance se réchauffe, le public, siffle, parle fort puis vient une « Ola » générale. Un peu surprenant tout de même mais comme pour éviter de se prendre la vague des gens qui se lèvent à tour de rôle, tout le monde se lève en décalé… ça marche un moment, merci au GO de l’Ariège qui se trouvait juste un peu devant nous :-))
Bref, nos chouchous apparaissent enfin et s’installent. Ils commencent tranquillement par du vieux dont « Faded », s’en suit « Steal my kisses » et « Diamonds on the Inside » qui réchauffent la salle : il insiste sur les « to lose » à Toulouse, ça le fait marrer et nous aussi.
Tout retombe doucement avec « Waiting for you » et le magnifique « Morning Yearning ». Le clip est sublime (enfin ce n’est que mon avis), il passait sur le grand écran derrière lui et je peux vous assurer que la salle planait… et ça c’est cadeau, juste pour vous
« Sexual healing » réveille tout le monde.
« Jah Work » avec le drapeau jamaïcain en arrière plan voit s’échapper dans tous les coins des filets de fumée…
Deux chansons du nouvel album complètent le concert avant qu’il ne nous quitte.
Enfin presque, parce qu’il n’est tenu à rien mais on n’avait eu droit ni à « Better Way » ni à «With my own two hands », il nous manquait un petit quelque chose quand même :-)
Il est revenu deux fois nous enchanter et aussi réparer cette méprise… d’abord seul, assis, la guitare sur les genoux, filmé de près pour notre plus grand plaisir puis avec les Innocent Criminals… y a pas à dire les solos du bassiste et du percussionniste étaient un vrai régal. Enfin, « Superstition » de Stevie Wonder et le « Better way » de clôture, c’était le pompon sur le gâteau comme dirait Pssssssssstt… il sautait partout (euh pas Psssssssst hein ? quoique lui aussi mais enfin, là je parle de BH vous l’aurez bien compris), jouait avec le public et voilà, c’est con parce qu’il doit faire ça partout mais comment dire, ça fait du bien.
La lumière est revenue, tout le monde est reparti vers son chez soi, la tête pleine de musique, pleine d’images, pleine de souvenirs…
C’était mon petit bonheur de samedi dit-elle les yeux brillants :-))))