Depuis quelques semaines, quelques bons films ou plutôt quelques films que j'ai envie de voir... font leur apparition télé.
J’ai des périodes très ciné et d’autres où c’est le grand néant. Pas d’envie, pas besoin, pas de film intéressant puis je décroche et n’y reviens que quelques mois plus tard un peu poussée par mes amis. Bref, en septembre 2003, sortait « Jeux d’enfants ». Je ne l’ai donc pas vu contrairement à ces extraits… comme tout jeu d’enfant, je trouvais les morceaux choisis cruels et à ce moment là, j’avais très peu envie de stresser devant la toile… la cruauté de la vie, j’y avais été confrontée les deux mois précédents, ce n’était pas le moment.
M’enfin, les années sont passées et un soir, voilà t’y pas que Dame TV diffuse ce cap ou pas cap un peu particulier et ce soir là, j’ai dis cap.

Sophie et Julien ont défini les règles du jeu. Ils en sont, pour le restant de leurs vies, les arbitres et souvent les victimes. "Cap ou pas cap ?" "Cap ! Bien sûr ! "
Ce jeu commence avec un pari innocent : un pari afin d'oublier que Maman est gravement malade, afin d'oublier quand toute la classe te traite de sale polak. Et quelques paris plus tard, le jeu devient ce qu'il y a de plus beau, de plus fort dans la vie des deux enfants.
Ils jouent, ils s'aiment ? Le jeu, l'amour ? L'amour, le jeu : finalement c'est tellement plus simple d'être ami. Et ainsi la vie passe, le jeu reste, de plus en plus intense, comme la passion. Et chaque fois qu'ils se répondent "Cap !", ils se disent "Je t'aime plus que ma propre vie". "Plus que ma propre vie ?" "Cap !"
J’ai beaucoup aimé ce film. A part si je suis au ciné et donc dans l’incapacité de faire autre chose que de regarder la toile, chez moi, je ne reste jamais coincée dans le canapé plus d’une demi heure avant de trouver une bonne raison pour me lever. Ben, vous me croirez ou non, pour celui là, je n’ai pas bougé d’un millimètre. Confortablement installée dans mon canapé bien calée entre un tas de coussins, je suis restée scotchée devant la télé. J’ai savouré un bon film qui m’a faite sourire, pleurer et beaucoup stresser. Une histoire toute bête de deux enfants qui décident de ne pas grandir, d’un jeu qui n’en finit plus, de limites qui sont de plus en plus dangereuses et de non dits douloureux... C’était un petit bonheur que de regarder les personnages joués par Marion Cotillard et Guillaume Canet, évoluer tout le long du film. Ils sont d’ailleurs tous les deux excellents et il est facile de croire à leur histoire chaotique. La BO est aussi pas mal, la « vie en rose » agrémente et ponctue le film… chouette chanson qui reste un peu en tête quelque temps avec les images qui s’y rapportent.
Une histoire d'amour tordu ou tordue (à vous de choisir si tordu s'accorde avec histoire ou avec amour) mais après tout, personne n'a dit que l'amour était chose simple...