Wax Tailor - There is Danger
Découvrez Wax Tailor!
(en live avec le clip en fond de scène, ce morceau déchire sa race de sa mère :)
Pour les curieux : en extrait ici et ici après les 4 premières minutes)
Hier journée réunions... On a papoté, cherché des solutions.
On a essayé de faire avancer les projets, on a fait marcher nos neurones, c'était bien.
Aujourd'hui, toute la journée, initiation à la qualité (obligatoire).
Je m'étais dit que depuis le temps que j'y baigne dedans, je n'allais pas apprendre grand chose.
Je me suis trompée.
Je ressors de là totalement démotivée, agacée, énervée et la lumière que je commençais à percevoir au bout du tunnel est de nouveau invisible.
J'ai compris que lorsque nous nous sommes lancés dans l'affaire "ISO", nous avons tout fait de travers.
Nous avons été mal guidés, nous n'avons pas assez communiqués entre nous, nous ne nous sommes pas posé les bonnes questions, nous avons perdu beaucoup de temps, rédigés beaucoup de choses.
On nous a présenté la qualité comme un outil qui peut nous faciliter la vie.
Depuis le début (qui commence à dater à présent), rien n'est facile, tout se fait dans la douleur et la confrontation.
J'ai découvert qu'en fait la norme ISO n'est qu'une histoire de management.
Qui dit management dit chef.
Un chef est là pour nous donner une trame avec des objectifs pour qu'on continue de prospérer ou tout du moins d'exister. Une société n'est pérenne qu'avec des objectifs clairement définis.
Notre chef aime être chef mais n'est pas du tout un manager... Il était à la formation avec nous.
Il a fait des reflexions très sensées, c'est surprenant qu'il ne se rende pas compte qu'en fait, il a les bases mais qu'il ne les applique pas et nous laisse dans la panade.
Il y a quelques temps, notre politique qualité a été rédigée et se divise en trois points visant tous à la satisfaction du client. Le hic est que c'est déjà ce qui était demandé dans les années 70 pour qu'une société fonctionne correctement : de bons produits obtenus avec de bonnes méthodes et un personnel qualifié.
Aujourd'hui, la norme considère la statisfaction client comme un acquis et demande aux organismes qui veulent se faire certifier d'avoir une politique qualité avec des objectifs d'amélioration...
En résumé, la notre ne répond pas à la norme.
Same player, play again...
J'ai appris que tout ceci est fait aussi pour se protéger donc on doit avant tout, penser aux risques que notre métier implique, afin d'éviter que le client se retourne contre nous.
On ne nous oblige soit disant à rien...
Sauf que, bien sûr, d'autres comme nous (même corps de métier) ont déjà été certifiés et comprenez bien, qu'on ne peut pas faire moins qu'eux...
Alors je fais des efforts, on me rajoute du boulot sous prétexte que c'est mieux pour le client.
J'intègre ça à mes journées déjà chargées, ça me demande un effort que j'ai alors dit être une amélioration par rapport à ce que nous faisions avant... Seulement non, ça ce n'est rien, c'est peanuts!!
Je me remets juste à niveau vous comprenez?? est ce que ça veut dire qu'avant je faisais mal mon travail?? non bien sûr mais seulement maintenant ça veut dire que je le fais correctement.
Prends toi ça dans les dents ma grande.
Même pas mal.
Va falloir que je me décarcasse un peu, que je réfléchisse à comment envisager un avenir, mon avenir, que les idées fleurissent et rapidement parce que je suis lasse de m'être engagée dans quelque chose dont on ne voit pas la fin. Je suis lasse de le prendre autant à coeur alors qu'il serait si facile d'en avoir rien à carrer et de tout laisser tomber.
Je ne suis pas de ce genre de personne, j'ai un instinct de survie assez développé.
Parce que j'aime mon travail mais que nous sommes dans un cercle vicieux de critiques et non d'action.
Se rejeter la faute les uns les autres c'est bien joli mais nous sommes une équipe, on est tous dans le même bateau et je n'ai pas l'intention de nous laisser couler parce que ce n'est pas mon rôle (mais celui du chef).
Cette qualité est un vrai fléau, elle met le doigt sur ce qui ne va pas sans pour autant nous donner de solutions. Au lieu de nous tirer vers le haut, elle nous piétine.
Aujourd'hui, j'ai eu un aperçu de l'étendue des choses à faire, une vague idée de l'infini en somme.
D'où ma démotivation passagère et ce post un peu agacé, même si ça ne va pas mieux, j'ai au moins vidé mon sac.
(en live avec le clip en fond de scène, ce morceau déchire sa race de sa mère :)
Pour les curieux : en extrait ici et ici après les 4 premières minutes)
Hier journée réunions... On a papoté, cherché des solutions.
On a essayé de faire avancer les projets, on a fait marcher nos neurones, c'était bien.
Aujourd'hui, toute la journée, initiation à la qualité (obligatoire).
Je m'étais dit que depuis le temps que j'y baigne dedans, je n'allais pas apprendre grand chose.
Je me suis trompée.
Je ressors de là totalement démotivée, agacée, énervée et la lumière que je commençais à percevoir au bout du tunnel est de nouveau invisible.
J'ai compris que lorsque nous nous sommes lancés dans l'affaire "ISO", nous avons tout fait de travers.
Nous avons été mal guidés, nous n'avons pas assez communiqués entre nous, nous ne nous sommes pas posé les bonnes questions, nous avons perdu beaucoup de temps, rédigés beaucoup de choses.
On nous a présenté la qualité comme un outil qui peut nous faciliter la vie.
Depuis le début (qui commence à dater à présent), rien n'est facile, tout se fait dans la douleur et la confrontation.
J'ai découvert qu'en fait la norme ISO n'est qu'une histoire de management.
Qui dit management dit chef.
Un chef est là pour nous donner une trame avec des objectifs pour qu'on continue de prospérer ou tout du moins d'exister. Une société n'est pérenne qu'avec des objectifs clairement définis.
Notre chef aime être chef mais n'est pas du tout un manager... Il était à la formation avec nous.
Il a fait des reflexions très sensées, c'est surprenant qu'il ne se rende pas compte qu'en fait, il a les bases mais qu'il ne les applique pas et nous laisse dans la panade.
Il y a quelques temps, notre politique qualité a été rédigée et se divise en trois points visant tous à la satisfaction du client. Le hic est que c'est déjà ce qui était demandé dans les années 70 pour qu'une société fonctionne correctement : de bons produits obtenus avec de bonnes méthodes et un personnel qualifié.
Aujourd'hui, la norme considère la statisfaction client comme un acquis et demande aux organismes qui veulent se faire certifier d'avoir une politique qualité avec des objectifs d'amélioration...
En résumé, la notre ne répond pas à la norme.
Same player, play again...
J'ai appris que tout ceci est fait aussi pour se protéger donc on doit avant tout, penser aux risques que notre métier implique, afin d'éviter que le client se retourne contre nous.
On ne nous oblige soit disant à rien...
Sauf que, bien sûr, d'autres comme nous (même corps de métier) ont déjà été certifiés et comprenez bien, qu'on ne peut pas faire moins qu'eux...
Alors je fais des efforts, on me rajoute du boulot sous prétexte que c'est mieux pour le client.
J'intègre ça à mes journées déjà chargées, ça me demande un effort que j'ai alors dit être une amélioration par rapport à ce que nous faisions avant... Seulement non, ça ce n'est rien, c'est peanuts!!
Je me remets juste à niveau vous comprenez?? est ce que ça veut dire qu'avant je faisais mal mon travail?? non bien sûr mais seulement maintenant ça veut dire que je le fais correctement.
Prends toi ça dans les dents ma grande.
Même pas mal.
Va falloir que je me décarcasse un peu, que je réfléchisse à comment envisager un avenir, mon avenir, que les idées fleurissent et rapidement parce que je suis lasse de m'être engagée dans quelque chose dont on ne voit pas la fin. Je suis lasse de le prendre autant à coeur alors qu'il serait si facile d'en avoir rien à carrer et de tout laisser tomber.
Je ne suis pas de ce genre de personne, j'ai un instinct de survie assez développé.
Parce que j'aime mon travail mais que nous sommes dans un cercle vicieux de critiques et non d'action.
Se rejeter la faute les uns les autres c'est bien joli mais nous sommes une équipe, on est tous dans le même bateau et je n'ai pas l'intention de nous laisser couler parce que ce n'est pas mon rôle (mais celui du chef).
Cette qualité est un vrai fléau, elle met le doigt sur ce qui ne va pas sans pour autant nous donner de solutions. Au lieu de nous tirer vers le haut, elle nous piétine.
Aujourd'hui, j'ai eu un aperçu de l'étendue des choses à faire, une vague idée de l'infini en somme.
D'où ma démotivation passagère et ce post un peu agacé, même si ça ne va pas mieux, j'ai au moins vidé mon sac.