En voilà tout un programme!! En fait, je suis assez expansive et je parle assez facilement des choses que je fais. J'ai donc parlé de mon blog à mes amis et j'ai envoyé un mail à ceux que je ne vois pas souvent en expliquant qu'ils risquaient de se trouver dans mes écrits de temps à autre puisqu'ils faisaient partie de moi. Et là, surprise !! l'un d'entre eux, Wizzozor pour ne pas le citer, m'a dit qu'il n'avait pas gardé l'adresse parce qu'il trouvait ça impudique d'aller voir ce que j'écrivais.
Autant vous l'avouer, je me suis trouvée un peu cruche sur le coup. Je n’avais eu jusque là que des encouragements de la plupart de mes amis. Je n'avais jamais considéré ce point de vue là qui se tient bien entendu. Il m'a dit qu'il trouvait que ça avait un côté voyeur et que ça le mettrait mal à l'aise de lire ma vie, déballée là comme ça aux yeux de tous. Qu'il préférait apprendre à connaître les gens de façon « normale « si toutefois, il existe une normalité, plutôt que d'avoir à venir lire des choses qui les concernent sur un vague site internet... D'où, l’idée de ce post, il ne le lira sûrement pas mais c’est pas grave. Voici sous vos yeux ébahis le pourquoi du comment et mes débuts de bloggeuse. Je vous préviens ça va pas être drôle.
En fait, j’ai été malheureuse et ça je ne le dis pas souvent, vous pouvez me croire sur parole. Je pars du principe que tout le monde a des problèmes et qu’ils sont souvent bien pires que les miens. Du coup, dès que je quitte mon chez moi, je les laisse sous le paillasson. Personne ne me les prendra, ils seront à la même place le soir. La journée, je fais comme si de rien n’était et le soir, je m’effondre. Seule, mais c’est ce dont j’ai besoin dans ces moments là, de solitude. Ma meilleure amie depuis très longtemps, elle m’aide à amadouer ma peine, à vivre avec et même parfois à oublier.
A force de malmener mon cœur, il a finit tout d’abord par disparaître puis réapparaître mais très esquinté. Il a choisi la fin de an passé pour ça, il avait essuyé quelques amours déçus puis des décès plus ou moins attendus mais tout aussi brutaux quand ils nous touchent de près.. Sans compter tous les petits bonheurs que mes amis me faisaient partager. Une vraie torture que le bonheur des autres quand un étau vous enserre la poitrine et que de vous réjouir pour eux vous semble insurmontable.
Bref, c’était pas la grande pêche, j’ai commencé à faire des recherches sur le net sur tout et n’importe quoi et je suis tombée sur des blogs. Pleins de blogs… Des gens qui arrivaient à mettre des mots justes sur la souffrance que je ressentais, ces inconnus qui me comprenaient mieux que personne, qui ne balançaient pas tous ces mots rassurants qui ne faisaient que m’enfoncer un peu plus à chaque fois, ces blogs grâce auxquels j’ai recommencé à pleurer comme une gamine, larmes retenues bien trop souvent. Ça ressemblait étrangement à mes séances chez le psy d’il y a bien longtemps
Mi décembre, j’allais mieux, tous mes amis se plaignaient d’avoir été mis à l’écart pendant tout ce temps là. Ils avaient essayé en vain de m’aider, je le sais bien, je le comprends, ils se faisaient du soucis pour moi.. Je fais pareil quand je vois qu’ils ne vont pas bien mais on a tous des façons différentes de gérer sa tristesse et moi c’est l’isolement. Afin d’éviter ces trop longues phases silencieuses, la création de ce blog m’est apparue chose faisable. Si je ne peux pas parler, je pourrais sûrement écrire.
C’est ma petite psychothérapie à moi, mon espace de liberté où je ne raconte pas tout bien sûr seulement mes humeurs du moment. Donc bienvenus chez moi, chez vous, chez nous, amis ou non,, « voyeurs » ou non, âmes plus ou moins perdues, j’espère que vous y trouverez ce que vous cherchez …